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13 à 17 ans :
10 conseils pour accompagner les adolescents face aux écrans sans couper le lien

À l’adolescence, les écrans prennent une place particulière. Ils ne servent plus seulement à se divertir : ils deviennent des espaces de relation, d’expression et d’appartenance. Discuter, partager, jouer, se comparer aussi le numérique fait partie du quotidien des adolescents et de leur construction identitaire. Dans ce contexte, poser des règles peut vite devenir source de tension. Trop strict, on coupe le dialogue. Trop souple, on laisse s’installer des usages qui débordent. L’enjeu, selon l’association Petits Bruits spécialisée dans la prévention de la surexposition aux écrans, est d’accompagner avec des repères clairs et une présence ajustée.

Reconnaître la place des écrans dans la vie sociale de l’adolescent

À cet âge, le cerveau est encore en développement. L’impulsivité, la recherche de plaisir immédiat et le besoin d’appartenance sont particulièrement présents. Les écrans répondent parfaitement à ces besoins.

Résultat : il est plus difficile pour un adolescent de s’autoréguler seul. Le smartphone est un véritable outil de socialisation, parfois même un marqueur d’intégration. Minimiser cet aspect peut créer une rupture dans la relation parent-adolescent.

Maintenir le dialogue ouvert sur les usages numériques de l’adolescent

C’est sans doute le point le plus important. Parler des écrans comme on parle du reste : s’intéresser à ce que l’adolescent regarde, à ce qu’il aime, à ce qu’il vit en ligne.

Aborder aussi les sujets sensibles : contenus choquants, pression sociale, comparaison et cyberharcèlement. Un adolescent qui peut parler de ses usages numériques est un adolescent mieux protégé.

Limiter l’usage des écrans le soir pour préserver le sommeil de l’adolescent

Le téléphone dans la chambre est aujourd’hui l’un des principaux facteurs de fatigue chez les adolescents. Les notifications, la lumière bleue des écrans et le besoin de rester connecté retardent l’endormissement.

Instaurer une règle simple — comme laisser le téléphone hors de la chambre le soir — favorise un meilleur repos et une meilleure concentration au quotidien.

Utiliser les contrôles parentaux avec discernement

Les outils de contrôle parental peuvent être utiles pour fixer des limites ou bloquer certains contenus inadaptés. Toutefois, ils ne sont pas infaillibles : les adolescents trouvent souvent des moyens de les contourner.

Leur utilisation exclusive peut aussi fragiliser la relation de confiance. Les contrôles parentaux doivent être considérés comme un soutien ponctuel, et non comme une solution unique à la régulation des écrans.

Expliquer les mécanismes de captation d’attention des plateformes numériques

Les réseaux sociaux et les applications sont conçus pour capter l’attention des utilisateurs. Notifications push, algorithmes de recommandation, défilement infini — tout est pensé pour inciter à rester connecté le plus longtemps possible.

Comprendre ces mécanismes aide les adolescents à prendre du recul sur leurs usages numériques et à mieux les maîtriser.

Développer l’esprit critique de l’adolescent face aux contenus en ligne

Les images et les informations diffusées en ligne sont souvent mises en scène ou transformées : photos retouchées, vies idéalisées sur les réseaux sociaux, informations biaisées ou fausses.

Apprendre à questionner ce que l’on voit, à vérifier les sources et à relativiser les apparences permet de préserver l’estime de soi et d’éviter les dérives liées à la désinformation.

Fixer un cadre évolutif et négocié avec l’adolescent

À l’adolescence, les règles ne peuvent plus être imposées de la même manière qu’à un enfant. Elles doivent être discutées, expliquées et ajustées progressivement.

Définir ensemble un temps d’écran raisonnable permet d’impliquer l’adolescent. L’essentiel est de vérifier que les écrans ne prennent pas le dessus sur le sommeil, les relations, les études et les activités.

Encourager les activités et les passions en dehors des écrans

Un adolescent qui a des activités variées décroche plus facilement des écrans. Sport, musique, création, engagement associatif, sorties entre amis .... ces espaces sont essentiels pour construire la confiance, l’identité et les relations réelles.

Soutenir les passions et encourager le mouvement sont des leviers clés pour rééquilibrer les usages numériques.

Montrer l’exemple en tant que parent face aux écrans

Les habitudes numériques des adultes influencent directement celles des adolescents. Un parent qui limite lui-même son usage des écrans et crée des moments sans téléphone renforce la cohérence des règles posées.

L’exemplarité parentale reste l’un des facteurs les plus efficaces pour accompagner un adolescent vers un usage équilibré du numérique.

Planifier des moments sans écran et accepter l’ennui

À l’adolescence, le moindre temps vide est souvent comblé par un écran : dans les transports, entre deux activités, avant de dormir. Pourtant, ces moments « creux » sont essentiels : ils permettent au cerveau de se reposer, de faire le tri et de laisser émerger des idées.

Encourager un adolescent à accepter de ne rien faire, à ne pas remplir chaque instant, c’est l’aider à retrouver une forme de liberté face aux écrans. Les vacances sont une bonne période pour expérimenter.

L’adolescence est une période d’apprentissage, y compris dans le rapport aux écrans. Plutôt que de chercher à tout contrôler, il s’agit d’accompagner progressivement vers plus d’autonomie. Un usage équilibré ne repose pas uniquement sur des règles, mais sur la compréhension, le dialogue et la confiance. C’est dans cet équilibre que les adolescents peuvent apprendre à utiliser les écrans sans les subir.
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